Les Années Folles, 1919 - 1929

catalogue de l'exposition

  • Exposition : Les Années Folles 1919 - 1929
  • Format livre : Broché à grands rabats
  • Nombre de pages : 304
  • Nombre d'Illustrations : 160 couleurs
  • Dimensions : 24 x 18 cm
  • ISBN : 978-2-7596-0015-1
  • Prix public : 44 €
  • Indisponible
page de couverture du catalogue

Catalogue publié à l'occasion de l'exposition "Les Années Folles, 1919 - 1929" présentée Palais Galliera du 20 octobre 2007 au 26 avril 2008, Editeur : Paris Musées.

Après quatre années de combat, la fin de la Première Guerre mondiale marque en France le début des Années Folles. Période de libération, de frénésie, d’agitation et d’excès : la vie mondaine reprend peu à peu, la vie nocturne s’intensifie, le music-hall attire les foules. C’est la vogue du shimmy, du fox-trot, du charleston. La mode parisienne connaît alors des mutations profondes ; à côté des grandes maisons (Worth, Lanvin, Poiret, Patou, Boué Soeurs), Chanel, Lucien Lelong, Madeleine Vionnet affirment leur style.
En 1925, l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs consacre la place de la mode et de la haute couture. Jeanne Lanvin présente ses créations au Pavillon de l’Elégance aux côtés de Worth, Jenny et Callot. Les visiteurs de l’Exposition sont étonnés de cette diversité, entre les tissus que Sonia Delaunay présente à sa boutique Simultané, et les péniches de Paul Poiret.

Le catalogue reprend les grands axes de l’exposition du musée Galliera. Après avoir évoqué le contexte de l’immédiat après guerre, c’est ce nouveau mariage mode et modernité qui est étudié, ou comment la mode participe des courants de modernité et d’avant-garde contemporains.
Autre thème important, celui de la libération du corps, de l’émancipation féminine. L’absence des hommes, réquisitionnés par les combats, a conduit de nombreuses femmes à travailler. Le corps se libère dans des vêtements plus souples ; le sport incite à inventer des tenues plus légères. Sont-elles pour autant moins féminines ? C’est le phénomène de la « garçonne », immortalisée par le roman de Victor Margueritte (sa publication en 1922 provoque un tel scandale que l’auteur se voit retirer sa Légion
d’honneur), look porté par Colette en littérature comme dans la vie, plus tard par Louise Brooks sur les écrans.

L’exposition puise dans le fonds exceptionnel du musée Galliera, tant en ce qui concerne les costumes que les accessoires. Comme il s’agit de  vêtements fragiles, de robes souvent brodées de pierres qui leur donnent un poids inhabituel, la présentation change tout au long de l’exposition, le catalogue permettant de retrouver l’ensemble des
pièces.