La documentation

La documentation est localisée sur deux sites : le musée et les réserves. Le site de Galliera dispose de six places dans la salle de lecture commune à la bibliothèque. La salle de consultation des réserves offre deux places.

Modalités d'accès :

Consultation sur rendez-vous et sur place uniquement. 
Accès réservé aux conservateurs, historiens de l’art, universitaires, étudiants, conférenciers, documentalistes.

Reproductions :

Les chercheurs sont autorisés à prendre des photographies numériques de certains documents consultés. Leur utilisation, à but strictement non lucratif, est soumise au respect de la législation en vigueur.

Les collections du centre de documentation : 

La documentation enrichit ses collections et organise ses activités autour de la reconstitution d’une histoire de la mode. Le fonds des périodiques est l’une des sources indispensables aux recherches textuelles et iconographiques liées au domaine. A ce fonds, est naturellement associé celui des patrons, le plus souvent extraits des revues de mode. Quelque 30 000 articles de  revues de mode sont actuellement catalogués et indexés dans la base de données. Une sélection, parmi ces articles, vient enrichir les dossiers documentaires consacrés aux couturiers, créateurs et marques. Afin de mieux cerner l’activité de ces derniers, le Palais Galliera collecte, depuis les années 1980, des cartons d’invitation aux défilés, des dossiers de presse, et depuis les années 1990, des look books. L’ensemble constitue un fonds d’archives de mode contemporaine retraçant l’activité des maisons de couture, des créateurs ou des marques, qui pour beaucoup, n’ont pas conservé leurs propres archives.

. Les périodiques : 

La documentation conserve près de 600 titres dont 200 parmi les plus complets, soit un volume d’environ 47 000 numéros. Le fonds s’ouvre sur une modeste collection de revues dans les années 1800 qui s’enrichit peu à peu vers le milieu du XIXe siècle. Le XXe siècle constitue le noyau dur de la collection, avec des titres fondateurs pour l’étude des phénomènes de mode comme Fémina, Les Modes, l’Art et la Mode, Jardin des modes, Vogue, l’Officiel de la couture et de la mode, Elle, Dépêche mode… En raison de leur fragilité et de leur grande vulnérabilité, certaines collections sont peu accessibles et la consultation est exclusivement réservée aux chercheurs et étudiants de 3e cycle. 

>> Consultez ici la collection de périodiques

. Les patrons :

D’une grande fragilité, ce fonds (environ 1500 patrons) est conservé dans les réserves. Il est accessible uniquement aux chercheurs et étudiants de 3e cycle. Le plus ancien patron, daté de  1852, inaugure une série de spécimens qui s’étend de la seconde moitié du XIXe jusqu’à 1989. Pour la plupart, ces patrons sont extraits des revues comme La Mode illustrée, Le Magasin des demoiselles, Fémina, Le Petit écho de la mode, Modes et Travaux, Elle, La coquette… Ils constituent un important témoignage de l’évolution de la silhouette et de la diffusion des modes.

>> Consultez ici la collection de patrons

Les dossiers documentaires

Près de 1000 dossiers ont été constitués depuis le début des années 1990 sur les maisons de couture, les créateurs et les marques. Ils couvrent la période des années 1970 à nos jours. Régulièrement mis à jour, ils rassemblent une sélection de presse de mode classée chronologiquement par articles, photographies et publicités publiées dans la presse.

. Les archives de mode contemporaine :

La collecte des supports de communication produits par les maisons de couture, les créateurs et les marques a permis de créer des archives de mode de la fin des années 1970 à nos jours. Enrichies principalement par des dons de journalistes de mode, ces archives s’articulent autour de trois axes : les cartons d’invitation aux défilés, les look books, les dossiers de presse. Leur fragilité, leur rareté et le respect du droit d’auteur et du droit des marques ne permet qu’une communication très limitée et sur demande.

- 8000 cartons d’invitation (600 maisons de couture, créateurs ou marques) : Du simple bristol à l’objet en trois dimensions, les cartons d’invitation initient la communication autour d’une collection de haute couture ou de prêt-à-porter auprès des professionnels de la mode et des clients. Ils ont comme point commun une seule et  même contrainte : l’envoi par courrier postal. Exposés au public depuis une décennie environ,  ils déroutent par leur inventivité, la multiplicité de leurs formes et la variété des matériaux utilisés pour leur fabrication. Ils participent à la construction de l’image de la maison ou de la marque ; ils annoncent les collections et ils les prédisent parfois en livrant des indices.

- 6700 look books (400 maisons de couture, créateurs ou marques) : Les look books sont des albums de photographies qui reconstituent le fil d’une collection de haute couture, de prêt-à-porter et d’accessoires. Ils sont, le plus souvent, le reflet en images fixes d’un défilé. Ils font une timide apparition dans les années 1980 et leur usage, chez les couturiers et les créateurs, se généralise vers la fin des années 1990. Envoyés à un public très restreint de journalistes de mode, ils servent de support d’analyse et de diffusion des images dans la presse.

- 10 000 dossiers de presse (500 maisons de couture, créateurs ou marques) : Les plus anciens dossiers de presse conservés au musée datent des années 1960, mais la collection est surtout représentative de la fin des années 1970 à nos jours. Ce support de communication fournit de nombreuses informations sur les collections, les lignes bis et l’ensemble des produits et licences déclinés par la marque. Contrairement au look book qui rassemble les photographies de tous les modèles, le dossier de presse, propose un choix de visuels, dessins ou photographies, et des textes qui servent de support rédactionnel aux journalistes et chroniqueurs de mode.