Souliers "Les Roses", Perugia pour Paul Poiret

  • Perugia pour Paul Poiret, dessin et broderies de l'atelier Martine

  • Griffe estampée or sur la semelle de propreté noire : « Perugia / BREVETE S.G.D.G./ 21, AVENUE NOTRE-DAME NICE »
  • 1924
  • Broderies en chenille de soie au point de bouclette, motifs floraux stylisés polychromes sur fond noir, talon recouvert de velours de soie noir.
  • GAL2005.8.26 (1 et 2)
  • Acquisition Ville de Paris
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

La rencontre de Paul Poiret et André Perugia a lieu à Nice en 1913, lorsque le couturier découvre les créations du jeune bottier dans une vitrine de l’hôtel Negresco. Perugia accepte alors de réaliser les souliers de la prochaine collection du couturier, dans des délais extrêmement courts. La guerre met un frein au projet de Perugia de s’installer à Paris - sur les recommandations de Poiret - et ce n’est qu’en 1921 que les élégantes parisiennes découvrent, dans les salons de Poiret au 26, avenue d’Antin, les modèles de celui qui allait devenir l’un des plus grands bottiers du XXe siècle.

Perugia crée sa propre boutique au 11, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris en 1922. Il imagine alors de nombreux modèles d’une grande originalité, souvent richement ornés et de couleurs vives, qui accompagnent harmonieusement les créations du couturier. Parmi eux, « Arlequinade » et « Folie », qui reprennent le nom de deux parfums de Poiret.

Cette paire de souliers qui appartient à la garde-robe de Denise Poiret, a été brodée d’après un carton de l’atelier Martine.

Auteur de la notice : Marie-Laure Gutton