Ensemble, Balenciaga par Nicolas Ghesquière

  • Balenciaga par Nicolas Ghesquière

  • Don de la Maison Balenciaga
  • Printemps - Été 2008
  • Radzimir de soie imprimé contrecollé sur néoprène.
  • GAL2011.7.11.1-4
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Après avoir été assistant de Jean Paul Gaultier puis styliste maille pour Thierry Mugler, Nicolas Ghesquière entre chez Balenciaga en tant que directeur artistique des collections Balenciaga le Dix, en 1997. Très vite, l’originalité de son talent est reconnue et la Maison Balenciaga recouvre le prestige et l’influence qu’elle avait du vivant de Cristóbal Balenciaga.

Nicolas Ghesquière, sans jamais copier ce dernier, partage avec le maître la science de la coupe et des volumes ainsi qu’une vision moderniste de la mode. Toujours avec la même rigueur il sait marier les matériaux les plus différents : lainages, soieries et textiles issus de l’univers du sport, jouer les asymétries, s’inspirer de films de science fiction pour créer une nouvelle silhouette et un nouveau style. Nicolas Ghesquière est certainement l’un des directeurs artistiques les plus influents et les plus suivis de ce début du XXIe siècle. Son fitting affiné et aiguisé inspire jusque la grande diffusion… Sa collection printemps/été 2008 est l’une des plus remarquées et fait date dans l’histoire de la mode. Les silhouettes en sont immédiatement reconnaissables au même titre que celle du tailleur « Bar » de Dior en 1947 ou encore du smoking Saint Laurent en 1967.

Nicolas Ghesquière associe de manière extrêmement audacieuse les soieries imprimées utilisées par Cristóbal Balenciaga au début des années 1960 et le néoprène utilisé pour les combinaisons de plongée. Contrecollé de part et d’autre d’une feuille de néoprène, le tissu, lié à l’histoire de la maison, acquiert une tenue toute à fait inédite et fait échos aux qualités technique du gazar commandé par Cristóbal Balenciaga à la maison Abraham. Pour Balenciaga ou pour Ghesquière, à travers deux époques et deux sensibilités différentes, le vêtement a toujours une géométrie et une existence indépendantes du corps.

Auteur de la notice : Laurent Cotta